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Voulez-vous des nouvelles de mon court métrage ? Peu importe, je vous les donne. Elles sont plutôt bonnes, voyez-vous. Pour tout vous dire (ou presque), j'ai passé une première semaine de vacances [zone A] agitée, épuisante mais extrêmement enrichissante. Voyez par vous-même.
Réveil à 7 heures. Les dernières impressions (plan de travail, feuille de services...) ont été faites hier, on finit les quelques bagages ; tout paraît prêt à 8 heures moins 10. Du coup, c'est à 8 heures moins 5 (en avance !) que l'on embarque en voiture pour Clermont-l'Hérault, ville qui deviendra, trois jours durant, le théâtre d'une merveilleuse aventure cinématographique et humaine (...) : le tournage de mon court métrage, « Innsbay ».
(Par ordre alphabétique des prénoms – pour que je sois en dernier)
Alain André![]() Clappeur, assistant réalisateur (le papa de ma maman) |
Cédric Parinello![]() Décorateur, assistant polyvalent |
Frédéric André![]() Cadreur/chef opérateur, silhouette (fiche sur Les Archives du Spectacle) (mon tonton) |
Jacques Brunerie![]() Photographe de plateau, perchiste, figurant (fiche sur Les Archives du Spectacle) (mon papa) |
Martine André![]() assistante réalisatrice, preneuse de son, éclairagiste (fiche sur Les Archives du Spectacle) (ma maman) |
Suzanne André![]() Scripte (la maman de ma maman) |
Sylvain Brunerie![]() Réalisateur (moi) |
Luc Sabot![]() L'homme (fiche sur Les Archives du Spectacle, fiche sur le site du Théâtre des 13 Vents) |
Isabelle Fürst![]() L'épicière (fiche sur Les Archives du Spectacle, fiche sur le site du Théâtre des 13 Vents) |
Stefan Delon![]() Le réceptionniste (fiche sur Les Archives du Spectacle) |
Nicolas Durand![]() Le chauffeur |
Bien qu'elle ne fît pas partie de l'équipe sur le tournage à proprement parler, quelqu'un a eu une importance toute particulière dans la réalisation de ce tournage : Frédéric Parinello (la femme de Cédric Parinello, ci-dessus). Je dois vous expliquer ceci : quelques jours après avoir envoyé mon scénario au cinéma de Clermont-l'Hérault (dans l'espoir d'une aide quelconque), je reçus un mail d'une régisseuse générale professionnelle, du nom que vous venez de lire, qui se proposait de participer au projet... (Cédric Parinello travaille au cinéma, et s'est imprimé le scénario, puis l'a ramené chez lui, où sa femme l'a découvert) Et malgré la désillusion qu'elle dût subir en apprenant que le boulot serait bénévole (mon scénario devait paraître professionnel, faut croire), elle accepta tout de suite, pour mon plus grand bonheur. En tant que régisseuse générale, elle a donc joué un rôle extrêmement important : en s'occupant de nombreuses formalités administratives + demandes d'argent + [divers], elle a non seulement fait concrètement avancer le projet, mais elle nous a surtout fortement poussé, par son énergie et son engagement, à nous bouger pour préparer le tournage. Ce qui fût sacrément utile. Et ce qui est triste dans l'histoire, c'est qu'elle n'a même pas pu participer au tournage (qui n'aurait peut-être pas pu se faire sans elle). Merci mille fois, donc, à elle.
9 h 15. On [= moi et mes parents] arrive au Café des Négociants pour le rendez-vous fixé avec Cédric. Une fois présentés, on se rend chez Luc, l'acteur principal
("L'homme"), pour attendre les autres et démarrer le tournage. Au fait : il pleut. Pas méchamment, bien sûr, quelques gouttes ; mais il pleut. Et ça c'est pas écrit dans le scénario.
Dans ces cas-là, on positive : "ça se verra pas puisque j'ai décidé de pas montrer le ciel". Et puis de toute façon, en commençant à 10 h avec du retard et avec le repas à 11 h 30, pas le temps
de faire grand-chose dans une matinée. Surtout quand on est au tournage, ce qui implique de tout mettre en place et de trouver son rythme. C'est donc avec deux plans tournés [entendons-nous bien
: plusieurs prises pour chaque plan, pas deux prises seulement] que toute l'équipe se dirige vers la cantine.
Celle-ci est offerte par l'association A.C.A.R.L.E.T., qui s'occupe (entre autres mais surtout) de cantine scolaire. C'est eux qui nous feront à manger et nous accueilleront dans leurs
locaux pendant nos trois jours de tournage. Pour le repas arrive Isabelle, l'actrice "secondaire". Elle jouera, l'après-midi, l'épicière, dans la fameuse scène de l'épicerie.
Justement, venons-en, à cette scène. L'épicerie se trouve donc à Plaissan, pas loin de Clermont-l'Hérault. Une fois arrivés et l'épicier rencontré, on s'installe et on règle du mieux qu'on peut les problèmes d'éclairage et de réglages divers (image et son) - sachant que le lieu ne nous est ouvert que de 13 h à 16 h. Moi, je ne cesse de courir d'une personne à l'autre. Une petite répétition avec les acteurs, pour qu'ils prennent connaissance de ma vision de la scène ; pas de problème, ils comprennent vite et bien, ils sont géniaux. [Le temps avance] On commence enfin à tourner ; et on continue, puisque ça se passe bien. Mais arrive un moment où on est en retard... En l'absence d'avertissement pour le moment, on continue en faisant comme si de rien n'était. Chance : finalement, on a sursis d'une demi-heure. Et puisqu'on s'est activé pour limiter le retard, on tombe du coup très bien avec cette nouvelle heure limite. Et voilà cette séquence finie. Que de satisfaction dans ma tête.