De Jonathan Dayton et Valerie Faris.Avec Greg Kinnear, Toni Collette, Steve Carrell...
Scénario de Michael Arndt.
Road-movie familial.
1 h 40 min, film américain.
Vu en V.O.
►Le scénario de Little Miss Sunshine (une jeune fille qui participe à un concours de beauté) était loin d'être du genre à m'intéresser. Et aucune tête connue dans le casting ne me donnait de raison d'y aller. Mais l'énorme et gigantesque succès de ce petit bijou cinématographique est sans appel.
Dès la première séquence, tous les personnages de la famille Hoover nous sont présentés : Frank, rescapé d'un suicide, Dwayne, qui a fait voeu de silence après avoir lu Nietzsche, Richard (le père), théoricien raté avec sa théorie des "battants et des perdants", le grand-père, qui carbure à l'héroïne, et enfin Olive, petite fille pas spécialement gâtée par la nature qui va participer à un concours de beauté "junior" en Californie. Seule la mère est "normale". Sous un aspect peu glorieux au départ, comme vous venez de le remarquer, ces personnages vont laisser paraître un autre aspect de leur personnalité, pour devenir des gens d'une grande humanité. En cela, les acteurs sont très bien : drôles et émouvants à la fois, leur amitié familiale est d'une véritable sincérité.
Dans cette comédie dramatique, on passe souvent du rire aux larmes : ce changement est très habile. Quand le grand-père meurt, par exemple, la vie suit tout de même son cours. Et c'est un des plus beaux moments du film.
Dans les messages qu'il transporte et dans la gaieté qu'il inspire, Little Miss Sunshine peut s'apparenter à The Last Show, le dernier film de Robert Altman. Les Hoover sont des gens simples, heureux de vivre ensemble, et qui n'ont que faire des concours de beauté pour États-uniens stupides. Voilà du cinéma américain commme on l'aime : indépendant.
Note :


par Sylvain Brunerie
publié dans :
Salles obscures




