Bienvenue
Si vous êtes nouveaux sur ce blog, je vous invite à lire le texte "Présentation" à gauche de cette page. Je vous souhaite une très bonne visite...
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Mardi dernier, je m'en suis aperçu. Mais je n'ai pas osé faire un article, pour cause de trop grande abstinence critique ces temps-ci (j'avoue, j'ai aussi eu la flemme).
Maintenant, je me dis qu'il faut quand même que j'annonce la nouvelle aux fidèles qui viennent toujours visiter ce blog, même sans critique.
Voilà : cela fait... 2 fois 365 jours et des pousssières que CinéNiavlys est né ! (c'était mardi 11 décembre l'anniversaire, plus exactement). Magnifique, non ?
Dommage que cet anniversaire arrive dans une période de vide critique ("critique" dans les deux sens). Mais, voyez-vous, l'année de première demande plus de travail ; je ne rigole pas : je n'ai presque plus le temps (ni l'envie, du coup) d'aller sur un ordinateur... J'avoue aussi : la motivation me manque. Pourtant, je suis très content de mes deux critiques de rentrée, mais le problème est que... c'est plus simple de lire une critique que de l'écrire.
Mais rassurez-vous : au pire (même si jamais je n'écris rien d'ici-là), je participe de toute façon au concours de critiques du festival Itinérances. Les conditions sont effectivement très différentes, et beaucoup plus propices à la motivation qu'un simple blog. Donc je mettrai au moins cette critique-là.
À bientôt !
Voilà : cela fait... 2 fois 365 jours et des pousssières que CinéNiavlys est né ! (c'était mardi 11 décembre l'anniversaire, plus exactement). Magnifique, non ?
Dommage que cet anniversaire arrive dans une période de vide critique ("critique" dans les deux sens). Mais, voyez-vous, l'année de première demande plus de travail ; je ne rigole pas : je n'ai presque plus le temps (ni l'envie, du coup) d'aller sur un ordinateur... J'avoue aussi : la motivation me manque. Pourtant, je suis très content de mes deux critiques de rentrée, mais le problème est que... c'est plus simple de lire une critique que de l'écrire.
Mais rassurez-vous : au pire (même si jamais je n'écris rien d'ici-là), je participe de toute façon au concours de critiques du festival Itinérances. Les conditions sont effectivement très différentes, et beaucoup plus propices à la motivation qu'un simple blog. Donc je mettrai au moins cette critique-là.
À bientôt !
par Niavlys
publié dans :
Autres & vie du blog
►"Avertissement : certaines scènes peuvent être susceptibles de heurter la sensibilité des jeunes spectateurs." Quelles scènes ? Une seule en réalité, un seul plan même, celui
– je ne vais pas vous le cacher plus longtemps – du foetus mort abandonné sur le carrelage de la salle de bains. Rassurez-vous, rien de traumatisant ici : très peu de sang, seulement
une mignonne poupée de latex à forme plus ou moins humaine enveloppée dans un torchon. Une question se pose : pourquoi donc cette "provocation" ? D'autant plus que le cinéaste, Cristian
Mungiu, se permet d'insister lourdement sur ce fameux plan, sans autre raison apparente que la provocation. Le problème est en réalité tout autre : l'ambiguïté du point de vue du réalisateur
apportée tout d'un coup par ce simple mais signifiant plan.
À ce stade, il nous faut commencer par le commencement : 4 mois, 3 semaines et 2 jours parle, vous l'aurez compris, d'avortement. Pas dans n'importe
quel contexte : Roumanie, 1987, l'époque du règne du dictateur Ceauşescu. À cette époque, l'avortement y est interdit (tout comme la contraception) mais il se pratique tout de même, bien sûr, en
toute illégalité. Ici, on s'intéresse à une jeune étudiante, tombée enceinte contre sa volonté, et qui veut avorter. Seulement elle ne sait pas ce qui l'attend. Car l'avortement clandestin est
aussi cruel et insalubre que l'est la Roumanie de cette époque.
Cristian Mungiu réalise donc une critique mordante de la Roumanie de Ceauşescu, dévoilant à travers de très beaux plans séquences, tout en profondeur, la misère qu'il y règne. On pourrait (très logiquement) penser que le cinéaste critique du même coup la prohibition de l'avortement. Mais c'est là que ça se complique, et qu'on en revient au fameux plan dont nous parlions plus tôt. Car, au contraire, celui-ci paraît plutôt un manifeste argument contre l'avortement... Quand il se prononce sur le sujet, Cristian Mungiu préfère se décharger en parlant d'une "histoire de choix personnels".
Mais tout ceci n'a pas empêché le jury du dernier Festival de Cannes de décerner sa Palme d'Or au film. Et pourtant, malgré des qualités cinématographiques indéniables et un jeu très convaincant, on en ressort avec la désagréable impression d'avoir été trompé, d'avoir vu un film fait surtout pour qu'on parle de lui, comme en témoignent le manque de développement du scénario et la fadeur du dénouement (s'il en est un). Et c'est bien dommage.
Cristian Mungiu réalise donc une critique mordante de la Roumanie de Ceauşescu, dévoilant à travers de très beaux plans séquences, tout en profondeur, la misère qu'il y règne. On pourrait (très logiquement) penser que le cinéaste critique du même coup la prohibition de l'avortement. Mais c'est là que ça se complique, et qu'on en revient au fameux plan dont nous parlions plus tôt. Car, au contraire, celui-ci paraît plutôt un manifeste argument contre l'avortement... Quand il se prononce sur le sujet, Cristian Mungiu préfère se décharger en parlant d'une "histoire de choix personnels".
Mais tout ceci n'a pas empêché le jury du dernier Festival de Cannes de décerner sa Palme d'Or au film. Et pourtant, malgré des qualités cinématographiques indéniables et un jeu très convaincant, on en ressort avec la désagréable impression d'avoir été trompé, d'avoir vu un film fait surtout pour qu'on parle de lui, comme en témoignent le manque de développement du scénario et la fadeur du dénouement (s'il en est un). Et c'est bien dommage.
(4 luni, 3 saptamani si 2 zile)
De Cristian Mungiu.
Avec Anamaria Marinca, Laura Vasiliu...
Scénario de Cristian Mungiu.
Genre : glauque.
1 h 43 min, Roumanie.
Vu en V.O.
De Cristian Mungiu.
Avec Anamaria Marinca, Laura Vasiliu...
Scénario de Cristian Mungiu.
Genre : glauque.
1 h 43 min, Roumanie.
Vu en V.O.
Note :


par Sylvain Brunerie
publié dans :
Salles obscures
Ouf. Une nouvelle critique. Enfin. [si si, je sais que vous le pensez au fond de vous]
Re-bonjour tout le monde.
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Re-bonjour tout le monde.
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►Un cambriolage d'une entreprise familiale qui devait "arranger tout le monde", et qui tourne mal (très). L'idée de base est aussi simple que cela. Mais c'est sans compter que cette simplicité
appelle le reste : les idées géniales de Sidney Lumet (83 ans) (et éventuellement de Kelly Masterson, scénariste).
Prenant le parti de l'originalité, il décide de montrer successivement différents moments de l'histoire en suivant différents personnages. Prodigieuse idée que celle de cette étrange narration : éclatée en de multiples retours en arrière sur l'affaire autour de différents points de vue, elle permet de multiplier les moments forts et de perpétuellement relancer le spectateur dans sa réflexion. "Deux jours avant le cambriolage avec Andy", "une heure après avec Hank..." : toutes les combinaisons sont possibles et montrées pour la plupart, ce qui fait redoubler le suspense à chaque instant, et ainsi on ne s'ennuie pas. On n'en ressort pas totalement indemne non plus.
D'un point de vue purement émotionnel, 7h58 ce samedi-là est aussi très réussi : la caméra passionnée de Sidney Lumet capte au plus près des visages toute la tension qu'ils transportent, par le biais d'acteurs parfaitement investis (et pervertis, pour certains). On retrouve ici le génial Philip Seymour Hoffman (Truman Capote), Ethan Hawke (Bienvenue à Gattaca) et Albert Finney (dans le tout récent La Vengeance dans la peau).
Le film est aussi captivant grâce à son inventivité foudroyante : de retournement de situation en changement brutal d'objectif des personnages, le scénario fait preuve d'une imagination à toute épreuve, solide et efficace.
Prenant le parti de l'originalité, il décide de montrer successivement différents moments de l'histoire en suivant différents personnages. Prodigieuse idée que celle de cette étrange narration : éclatée en de multiples retours en arrière sur l'affaire autour de différents points de vue, elle permet de multiplier les moments forts et de perpétuellement relancer le spectateur dans sa réflexion. "Deux jours avant le cambriolage avec Andy", "une heure après avec Hank..." : toutes les combinaisons sont possibles et montrées pour la plupart, ce qui fait redoubler le suspense à chaque instant, et ainsi on ne s'ennuie pas. On n'en ressort pas totalement indemne non plus.
D'un point de vue purement émotionnel, 7h58 ce samedi-là est aussi très réussi : la caméra passionnée de Sidney Lumet capte au plus près des visages toute la tension qu'ils transportent, par le biais d'acteurs parfaitement investis (et pervertis, pour certains). On retrouve ici le génial Philip Seymour Hoffman (Truman Capote), Ethan Hawke (Bienvenue à Gattaca) et Albert Finney (dans le tout récent La Vengeance dans la peau).
Le film est aussi captivant grâce à son inventivité foudroyante : de retournement de situation en changement brutal d'objectif des personnages, le scénario fait preuve d'une imagination à toute épreuve, solide et efficace.
(Before the Devil Knows You're Dead)
De Sidney Lumet.
Avec Philip Seymour Hoffman, Ethan Hawke, Albert Finney...
Scénario de Kelly Masterson.
Le genre : noir et grinçant.
1 h 20 min, États-Unis.
Vu en V.F.
De Sidney Lumet.
Avec Philip Seymour Hoffman, Ethan Hawke, Albert Finney...
Scénario de Kelly Masterson.
Le genre : noir et grinçant.
1 h 20 min, États-Unis.
Vu en V.F.
Note :


par Sylvain Brunerie
publié dans :
Salles obscures




![sylvain.brunerie [arobase] gmail.com](http://cineniavlys.free.fr/mail.png)





